LE MUSEE DANS LA CITE

INTERVENTION DE RESTAURATRICES


Le musée a fait appel à Agnès Malpel diplômée de l’IFROA, Institut Français de restauration des Oeuvres d’Art, assistée de Nelly François formée à l’école Condée, pour réaliser un constat de l’état des oeuvres en vue de leur déménagement et de leur stockage. Leur intervention sur les tableaux pourra également servir pour de prochaines restaurations.


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Elles repèrent les diverses altérations subies par les oeuvres, les infestations d’insectes xylophages pour les supports en bois, les soulèvements des couches picturales, ainsi que le calage des oeuvres dans leur cadre. Ce travail préliminaire préconise les interventions à faire et permet au conservateur de dégager des priorités.

Agnès Malpel spécialisée dans la restauration de la couche picturale, précise que son travail est techniquement très pointu. L’erreur d’interprétation ou d’intervention sur la toile comme sur le bois, met en danger l’œuvre et peut s’avérer irréversible, surtout dans la première opération de nettoyage qui demande une grande minutie.


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Dans le cas d’un soulèvement de la couche picturale, la restauratrice utilise du papier de chanvre qui offre plus de résistance à l’eau et qu’elle applique sur les soulèvements avec une colle légère à l’eau neutre. Il n’y a pas de risque de préjudice de l’œuvre et le papier de chanvre ne crée aucune tension sur la toile.


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Le travail de restauration fait appel à de nombreuses compétences, en chimie et physique, et demande une grande maîtrise des gestes manuels. Il requiert également un goût artistique car il est un acte esthétique, qui nécessite une connaissance et un respect de l’œuvre. En effet, si une restauration peut mettre en valeur une œuvre, une erreur peut corrompre durablement l’esthétique d’un tableau.

La collection n’a pas subi de dégâts important elle est en relative bon état.



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