LE MUSEE DANS LA CITE

MOUVEMENTS DES OEUVRES


Les travaux transforment la configuration des lieux et maintiennent une activité permanente dans le bâtiment vidé de son contenu artistique. Pour autant les œuvres ne s’endorment pas dans leurs réserves. Elles continuent de vivre et pour certaines de voyager au gré des demandes de prêts faites par des musées qui les accueillent sur leurs cimaises pour la durée d’une exposition temporaire. Ainsi pour la fin de l’année 2009, cinq de nos peintures ont rejoint les collections de trois autres musées.


La mer de glace coucher de soleil sur la chaîne du Mont-Blanc


Les tableaux «  La mer de glace », « coucher de soleil sur la chaîne du Mont-Blanc » de Claude Sébastien Hugard de la Tour et « paysage d’automne » de Théodore Levigne, sont présentés au Musée Paul Dini à Villefranche sur Saône, dans l’exposition « Voyages en Paysages. Par monts et vallées, lacs et forets (1830-1910) », à l’Espace Grenette du 18 octobre 2009 au 14 février 2010. La région Rhône-Alpes est composée de sites naturels entre montagne et lacs entre plaines et étangs constituant des lieux d’inspiration pour les artistes...


Inondation à Chamouny


Un autre tableau de Claude Sébastien Hugard de la Tour, « inondation à Chamouny », est exposé du 15 octobre 2009 au 28 janvier 2010 au Musée des arts de Toulon, dans le cadre de l’exposition « Dialogue avec les collections II-paysages vidéo ». En regard des vidéos d’Ange Leccia, Miguel Chevallier…sont présentées des peintures du 19eme siècle et des photographies, sur le thème du paysage.


La mort de Cléopatre


Quant à l’œuvre de Jean François Gigoux, « la mort de Cléopatre », elle a rejoint l’exposition Lacrimas de Eros, au Musée Thyssen-Bornemisza à Madrid, du 20 octobre 2009 au 31 janvier 2010. Le titre de l’exposition vient du dernier livre publié de son vivant par Georges Bataille, les larmes d’Eros (1961), qui aborde la relation intime entre Eros et Thanatos, entre la pulsion sexuelle et la pulsion de mort. Le musée de Madrid a pris en charge la restauration de l’œuvre.

Turin, Bruxelles, Madrid, Tokyo mais aussi le musée des Beaux-Arts de Lyon pour l’exposition Juliette Récamier ou prochainement le Petit Palais pour la monographie autour de Fernand Pelez : les collections du Musée des beaux-arts de Chambéry sont toujours très sollicitées. Ainsi, pas loin d’une quarantaine d’œuvres de la collection de Chambéry part tous les ans vers des expositions dans toute la France et à l’étranger. Par la fermeture du Musée, il est possible de répondre favorablement à un plus grand nombre de demandes de prêt.

La diversité des fonds, entièrement numérisés et consultables sur le site du Ministère de la Culture via la base Joconde, permet ainsi aux chercheurs d’avoir accès à la totalité des peintures de Chambéry. Ainsi, tous les mois, des peintures partent et reviennent après avoir été mises à disposition du public lors de manifestations temporaires. Examinées, emballées puis transportées, elles véhiculent chaque fois l’image de la Ville et du musée vers l’extérieur, vers des publics plus nombreux et sans cesse renouvelés.

Ainsi, la Sainte Madeleine attribuée à Valentin de Boulogne (1591-1632) après avoir été présentée à la grande exposition temporaire de la Veneria Reale de Turin est partie, après un court intermède dans les réserves du musée, au Palais des beaux-arts de Bruxelles à l’exposition « De Van Dyck à Belloti » qui a fermé ses portes le 24 mai 2009.

De même, ce tableau, détail d’une fresque attribuée à Gaudenzio Ferrari (1484-1546) qui est parti à la Pinacothèque de Bologne pour l’exposition « Amico Aspertini » .

Grâce à ces mouvements, bien souvent, une nouvelle compréhension de l’œuvre nous est offerte car ces expositions sont le fruit d’études longues et ardues pour les chercheurs. Ainsi des contacts vers l’extérieur, tant avec les institutions qu’avec les historiens d’art, se renforcent, mettant les collections au cœur des recherches.



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